Racines
 News  fr | en | es
Racines
 
Janvier 2009
L Ma Me J V S D
   1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31
dimanche 30 novembre 2008 16:36
Vous, vous pouvez lire ça, moi pas...

 Froid et vent. Levée de la Loire. Quelques promeneurs du Dimanche endimanchés, encapuchonnés et flirtant avec les parapluies de couleur, se plient sous les assauts de la bise froide. Brumes et ciel bas, contre-jour blanc, érables blonds miel....les maisons de tuffeau ouvragées et oxydées mauves se glissent tout à leur aise dans ce décor de bout du monde, offrant leur chevelure d'ardoise : on cherche du revers des yeux jusqu'à la ruelle de l'église, les hortensias en boule et les roses trémières...
Midi et demi. Les gouttes tintent à nouveau sur les pavés de granit. Les demi-teintes s'estompent et je remonte mon col, encore quelques minutes de flânerie près des barques échouées, il est le temps du silence et de la mélancolie...mon a........ n'est pas là, ma b..... voyage...son coeur bat derrière les murs égratignés de pluie, je pense à nos retrouvailles sous la ....... .... et je rêve de temps absent. et mon âme s'envole au milieu des flots ocre-bruns.
Perte de l'espace-temps, les minutes qui suivent s'effilochent au rythme des mots bleus translucides, l'herbe est douce et je perds pied, l'instant est à la lecture d'un m...... de là-bas, diffus et malicieux, amoureux...elle est mon a........

écrit par JeF
 
dimanche 30 novembre 2008 16:12
Octobre-Novembre 2008
Dimanche matin 25 Novembre. Impuissance du sexe et du coeur. Le jour est levé depuis plusieurs heures déjà, Charlie est  parti vivre sa journée de chasse, il fait froid, le ciel est triste à mourir...Nous sommes sûrement à l'automne de notre vie, les feuilles ont été ratissées, entassées, emportées pour être enfouies dans je ne sais quel trou béant de la déchêtterie voisine...

Dans la grande cheminée inutilisée depuis presque toujours, le feu crépite doucement ce matin, tout doucement, petits bois des bouleaux et vieilles bûches à demi-consumées de la veille.
J'ai froid malgré la douce ambiance orangée. Les flammes traversent l'espace parfumé âcre mais l'air proche a une odeur de viande avariée. Jour de noces. Jour de noces macabres. Entre les souvenirs flous d'une moitié de vie terne et passive et les nouvelles réjouissances du coeur, les couteaux et tous les tranchants qui brillent dans la pénombre inventent les blessures nouvelles, extirpent en riant les vieux cauchemars. Parviendrons-nous à survivre au tumulte, parviendrons-nous à faire renaître ce qui à doucement chaviré dans le grand fossé derrière le mur...the wall.
Haut de plusieurs mètres d'impuissance, et trou béant derrière, sans fond, avec des échelles désarticulées aux barreaux manquants qui pendent dans le vide.
Mes doigts effleurent le clavier blanc de peur de réveiller plus encore les démons récents. L'apaisement me manque, j'ai peur de nous, j'ai peur de moi, oui à la musique qui me transperce les tympans, oui à l'étourdissement, oui aux flammes réconciliatrices par les cendres! Oui...?

Première semaine d'enfer replié au maximum pour ne pas penser à elle, essayer de repenser à nous, essayer d'imaginer la suite de nos jours, de nos minutes, des secondes qui vont nous rapprocher ou nous séparer à jamais...
Que sera demain? De quoi sera fait demain? Tout centré sur moi-même à écouter mon coeur et ses déboires, les yeux rivés sur je ne sais quel destin là, tout à l'intérieur, vide de larmes ce matin, vide de tout. Le mal a des racines puissamment  profondes, l'herbe est jaunie, étouffée depuis trois semaines - quatre semaines? -   sous les feuilles acides des noyers du jardin, vont-elles refleurir les printanières?

Peut-être qu'un cancer latent et insidieux se love dans mes poumons depuis des années prêt à bondir à la première faiblesse, est-ce le moment choisi par les dieux? Est-ce qu'une tumeur maligne sourit en ce moment, ricane derrière mon dos, s'exclaffe en silence derrière nos vies? La cheminée à faim. Je l'entends qui gémit, les briques brûlantes appellent, crient de la matière première, de la substance à se repaître, de la bûche fraîche et sanguinolente, des victimes à égorger et à conduire les yeux bandés vers le bourreau...bûcher libérateur...enfer ingrat et sourd, purgatoire de ma conscience écorchée, de mon coeur à l'envers, de mon âme ruisselante de sang noir infesté...

Que sera demain...et aujourd'hui. Que vais-je enterrer? Qui vais-je suicider? Que vais-je faire sortir de mes entrailles endolories, gangrenées?
Que puisses-je faire d'autre que m'étourdir encore une fois...prendre la substance verte et résinée, absinthe de volutes âcres, prendre la voiture et rouler vers le néant, avoir l'impression soudaine d'avancer, avancer vers le meilleur ou vers le pire...qu'importe, avancer. Le pire n'est-il pas déjà en train de nous submerger...?

Le ciel vient de s'entrouvrir un peu, un peu de ciel bleu ou rouge ou bariolé ; paroles d'amour et caresses retrouvées près d'elle, tendresse des mains qui se cherchent une dernière fois sous la lumière diffuse et te garde en ombre chinoise incrustée dans ma chair...Les ongles plantés pour toujours, ou la marque des dents...
Mais ça y est, les deux nuages qui voguaient cote à cote se détachent un peu..."hum, ça ressemble à un adieu, non?" La tourmente a perdu de sa force, les vents l'abandonne, le printemps est juste après le virage des platanes, juste après les dernières étoiles avant l'aurore, le printemps s'accorde deux ou trois mois d'avance, il ne ménage pas sa peine pour sa survie - ou plutôt sa naissance - il est lucide, ô tellement lucide le printemps !
Et il y a au ciel tellement d'oiseaux.
Demain sera peut-être pleins d'oiseaux.

Le ciel est maintenant blanc brillant. Les murs des maisons sont blancs, ceux-ci seulement me font lever les yeux, les blancs presque purs, juste teinté d'ocre ou de noir en rayures irrégulières ou en tâches...Les autres ne m'interesse pas, trop de mélanges sournois et manquant d'âme. Trop de restes pourrissants, trop de longueurs, trop de langueurs. Ce dimanche soir se perd lentement dans le silence de nos brumes et nos questions restent sans réponses...juste un petit morceau d'espoir remue sous la boue, sort la tête en pensant à nous.
J'essaie de me détacher de toi.

J'essaie.
écrit par JeF
 
dimanche 14 septembre 2008 18:50
Plus ou moins profond...


Je mourrais bien d'une offensive inconsidérée,
le menton perforé d'un joli trou rond
La trachée artère sectionnée
Avec une paille dorée pour respirer...

Peut-être que dans cinq ou six jours je serais mort,
D'un cancer à la gorge ou d'un mauvais rêve,
Les étoiles dans ce ciel de septembre paraissent éternelles
Mais la mort se cache derrière les poubelles...
Au fond des ravins, le ciel bleu s'écoule trop doucement
Au fond de mes yeux les caries lézardent ma mémoire
Il y a pire encore que de sommeiller les veines sales,
Tu m'as pris mes espoirs
Tu dessines des horreurs
Tu nous précipite dans le béant et dans la solitude...

Tu m'appellera juste avant de t'éteindre
Peut-être prendrais-je la même cartouche
Dans l'estomac.
écrit par JeF
 
mercredi 3 septembre 2008 22:38
La peau d'or ange dans les draps satin

Un bruissement d'elle et le piano qui hésite au bout d'un couloir de sommeil en manque de nuit étoilée

Les notes sourdes qui s'estompent

Le saxo qui aboit plus loin que le vide présent

Une cigarette qui fume doucement en volutes inachevées

Les yeux qui cherchent désespérément la tasse de café

Les images naissent et tu résiste encore un peu

Après quinze heures de lutte

Je m'endors

Et tout est rêve ailé.

 

écrit par JeF
 
samedi 3 mai 2008 01:18
Et raconte-moi la lune en déshabillé de soi...
Voici que du Printemps et de ses premières notes de peau satinée,
Je désespère et j'attend qu'il me dévoile encore,
Et de tes fesses arrondies, lascive ou entre-prises,
Et des ombres et de la chaleur au plus intime,
Au plus profond,
Et de tes yeux et de ta bouche, et de tout ton corps qui demanderait...
J'ouvre ma boite, jour après jour, comme une petite culotte de soie ou de satin que je descendrais sur tes genoux,
Hibou, caillou...
Vide et désespérée, sans formes ni chuchotements, sans cris ni vagues,
Dis-moi,
Dis-moi si je dois me taire,
Dis-moi s'il faut que je te rhabille, d'une note ou d'une phrase,
D'une caresse entre tes lèvres, de ma langue ou de mes mains,
D'une attente en vain..? 
écrit par JeF
 
samedi 3 mai 2008 00:57
Il est trois heures, nous somme deux, il fait froid
Il est trois heures, la vodka était d'orge ou de souffre
Je crois que je fume la dernière cigarette
Il n'y a plus la musique des mots et des rires
Il n'y a plus que le silence et le cliquetis des touches du clavier
Le café me tire les paupières vers le ciel
Et la carte mémoire est pleine...se vide.

Le cendrier vient de tourner toupie bleue de coquelicots rouges
Mon pantalon s'étrique sur mon ventre dur
Les papillons volent sous la lampe d'aluminium brulant
Et les textes s'évadent il n'y a plus de désespoir
Dans le vide du petit matin qui pointe son nez de clown amer
Les petites fées des heures meurtries s'écorchent au reveil des lueurs
Matinales
Je monte mon col et je prie aux dieux des feux de poudres rouges et de
lumière...
Que j'ai froid soudain que la peur des aiguilles que l'eau qui monte
fait des vagues immences au crépuscule de tes rêves...

De raisonnement de raisonnances perverses alentour
Il y a près de toi ma chaleur ta chaleur ton sexe salé la mer près des
Quais un bruit qui s'essouffle une aventure d'aventures un bruissement
D'ailes des rais de soleil derrière les grilles d'ombres douces
Applaties sur le mur...
Un air de mélancolies sourdes et tes pieds qui s'envolent dans cette
Tourmente de silences exaucés plus petite la fatigue des jours nuit
Au mots sacrés volutes bleues dernière cigarette les lumières
S'éteignent...Dehors il fait jour nos minutes sont comptées.
écrit par JeF
 
dimanche 27 avril 2008 22:53
Rêverie post ado
Dans les collines méridionnales près de Balleure...
Ce n’est pas si mal le poteau électrique en béton
Quand il y a seulement la tête qui s'échappe des taillis sous futaie
On dirait les vestiges de téléphériques oubliés
Tu imagines en haut derrière les fils qui se perdent
Une cime invisible inconnue
Dentelée et claire comme du blanc d'Espagne
La buse qui grave dans le bleu sous le vent qui se lève
Des figures arrondies aux contours impeccables
A pris sous mes yeux comme amant le lutin des forêts
Et dans un cri qui étonne les merlins et les fées
S'abandonne en piqué et dans l'instant disparaît...
Au col des chèvres dans la lumière ardente
Des herbes jaunies et la senteur des pins
Il flotte dans l'air immobile infini
Des effluves de buis des bonheurs qui coulent à tes pieds la folie
écrit par JeF
 
dimanche 27 avril 2008 20:51
Ecrit par anah
l'odeur de la maison de Balleure sur la peau et les cheveux au réveil
les yeux de mon père quand il essaie de rejouer un air d'accordéon
le garçon à chapeau jouant du piano pour enfant en pleine nature
l'innocence inespérée de deux inconnus la nuit du 2 mai 2005
une chanson qui disait "faut pas crever, c'est dépassé"
la cueillette des chanterelles dans le Bois Magique
le bruit sourd des bottes sur le vieux pont de fer
la saveur des tartes aux pommes de Mireille
le rouge pourpre sur les joues après l'amour
la vague qui vient mordre le bout des pieds
le bric à brac des trois greniers d'Albert
la voix de ma mère lorsqu'elle chante
le bruit feutré des pas dans la neige
le sourire d'un ange dans le bus
l'odeur indéfinissable du métro
la courbe de son épaule
la lumière d'un buddle
le frisson des arbres
une danse secrète
la pleine lune
plus rien
chut

écrit par JeF
 
mardi 22 avril 2008 23:05
Chers et cris

 

 

 


Une suite noire filante comme la trace cotonneuse d’un avion sur le miroir du ciel,

une union pure et magique, fragile et pathétique,

Ils épousent la lumière, le bleu, le profond

Ou plus loin le noir, le terne et la pluie ;

Une constance dans les phrasés, une éternelle passion, une merveilleuse tendresse :

Mariage authentique d’un poème et de ses mots choisis.

écrit par JeF
 
mardi 22 avril 2008 23:00
Dimanche en pente douce
Dimanche tranquille
Préparatifs dans la tête des bougies dans les yeux
Un sapin de Noël un vrai acheté ce matin
Tout frais encore dans son emballage filet de pêche
Un petit froid qui vous prends qui vous tient
L'horloge de Balleure qui tic qui tac dans l'entrée pas de sonnerie
Ca empêche de dormir ça évite de rêver
Des papillotes déjà pensées pas encore achetées
La truffe généreuse qui se donne dans la boite aux oeufs
La nature qui t'entend laisse ton coeur s'évader
J’entends une chanson qui filtre doucement de la porte du four
Un écureuil en petits bonds autour du sapin
Une joie d'envie de fête d'être nouveau
De découvrir pour la première fois un sourire une légende un rien
Etre neuf effacer tous les mauvais rêves des sorciers les sordides
Prendre une cigarette pour la première fois odeur menthe
Que tu ne connaît pas dentifrice mêlé
Avec un train une gare un départ des voyageurs qui s'embrasent
Une planète une ville la campagne vaches en noir et blanc
Une pensée grand angle polaroïd couleur
écrit par JeF
 
 
 
Mes amis | Recommander
´´ N´oubliez pas que la terre se réjouit de sentir vos pieds nus et que les vents joueraient volontiers avec vos cheveux.´´ Khalil Gibran
 
© Racines - 2008-2012 - Vous êtes le 627e visiteur - 1 pages vues aujourd'hui - Mise à jour le 31/12/2008 00:43:12
Powered by JePose.com - Création et hébergement de site web : le Self du Net
Console d'admin.
Mentions legales